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Au XVIIIe siècle, déjà :
Depuis longtemps déjà, la pratique du cheval est reconnue bénéfique « pour maintenir en bon état une santé chancelante ». Diderot en parlait déjà en 1751 !
Au XXème siècle, cette approche nous arrive par le Danemark et la Norvège avec une logique purement éducative : nous sommes dans les années 1943. Il faut attendre 1962 pour voir apparaitre cette technique en France, par le biais de Mr Hubert Lallery, kinésithérapeute.
A partir de là, d’abord une, puis plusieurs associations se sont créées. Aujourd’hui, il en existe un certain nombre dont les plus connues sont : la Fenctac, Equus, Equit’aide, Handi-Cheval, les Rênes des la Vie, pour ne citer que les plus connues (si tant est qu’elles le soient !)
Il existe également deux fédérations sportives : Handisports et Sports adaptés. Chacune de ces associations et fédérations ont leur spécificité.
Quelques mots de vocabulaire :
« Equithérapie », le plus utilisé :
Du latin eqqus : « cheval » et « thérapie » mot datant du XVIIe du grec therapeia « soin, cure » lui-même dérivé du mot « thérapeutique » plus ancien qui signifie : « prendre soin de ».
Cela nous amène à la traduction : « prendre soin du cheval ». Par extension, il est admis aujourd’hui : « prendre soin de la personne avec le cheval ».
Le domaine du soin appartient, dans notre société, aux soignants et équipes soignantes. Ces personnes sont donc habilitées à accompagner des personnes relevant essentiellement de la maladie, que celle-ci soit mentale ou physique.
Les soignants sont les médecins, psychologues, infirmiers, paramédicaux et aides-soignants. Chacun est directement relié à son champ de compétence, celui-ci étant déterminé par son identité professionnelle.
Au travers de ce qui est identifiable aujourd’hui, on constate que le mot « équithérapie » est généralement relié à tout ce qui concerne l’esprit donc tout ce qui est de l’ordre de la maladie mentale : névrose, psychose, état limite.
L’accompagnement thérapeutique relève d’un acte de soin et s’appuie sur le projet de la personne. L’activité proposée devra être en accord avec le projet thérapeutique et sera soumise à évaluation, synthèses et réactualisation d’objectifs si besoin. L’équithérapie recouvre la thérapie assistée avec l’animal ou TAC, thérapie assistée par le cheval, terminologie employée par la Fentac.
« Hippothérapie »
Sous cette appellation sont généralement regroupées les activités équestres à visée rééducatives avec cependant une notion bien particulière puisqu’il s’agit d’utiliser la locomotion du cheval au pas en vue d’une mobilisation corporelle passive ou active. Cette notion intéresse essentiellement la kinésithérapie et la rééducation fonctionnelle. En effet, par son seul déplacement et le mouvement hélicoïdal qu’il produit dans le bas du corps, le cheval mobilise près de 300 muscles chez le cavalier.
Au-delà de ces termes il existe des terminologies identifiées :
R.P.E : « « Rééducation Par l’Equitation » initiée par Monsieur Hubert Lallery Kinésithérapeute, précurseur de l’équitation thérapeutique en France. Il s’agit bien là d’utiliser la technique équestre comme moyen de rééducation
R.P.C : « Rééducation Par le Cheval ». Domaine strictement thérapeutique qui intéresse la psychomotricité et la kiné, moins restricitif que la R.P.E puisqu’il inclut le cheval dans sa globalité.
A.A.C : « Activités Adaptées avec le Cheval » terminologie utilisée dans l’ensemble du secteur médico-social parce qu’elle inclue l’ensemble du champ éducatif, sportif et de loisir sans exclure le champ thérapeutique. Celle-ci est employée par l’association Handi-Cheval dont le champ d’application est essentiellement médico-social.
Le champ d’application de ces différentes pratiques est relié à l’identité professionnelle de chacun.
Les professionnels de l’éducation spécialisée conduiront des activités à vidée éducative, d’insertion, de loisirs, tandis que les soignants conduiront des activités à visée de soins (rééducation, …)
La richesse de la complémentarité professionnelle permettra d’élargir les champs d’application. Mais il ne suffit pas d’être cavalier et éducateur ou moniteur d’équitation ou psychologue pour encadrer des activités dans ces différentes optiques.
Il est aujourd’hui des compétences nécessaires repérées à l’encadrement de ces différentes activités qui relèvent de formations spécifiques « handicap et cheval ». Ces compétences repérées ont fait émerger un véritable métier, nommé équicien.
EQUICIEN : mot crée à partir de la racine equus (cheval) et cien terminaison de métier. Ce mot vient donner un nom de métier permettant de regrouper tous les termes plus ou moins flous visant à identifier les activités avec le cheval pour les personnes en situation de souffrance passagère ou durable ou atteintes d’un handicap moteur, social, sensoriel ou mental.
Un équicien est donc un professionnel habilité à accompagner des actions avec le cheval auprès de toute personne en situation de handicap ou de souffrance passagère ou durable. C'est un professionnel de la relation d'aide à médiation avec le cheval.
L'équicien pratique l'équicie, action à médiation cheval.